Hellfest 2026 – Jour 4 – l’Altar et la Temple s’emparent de Clisson avant un final fédérateur signé The Offspring

Hellfest 2026 Jour 4 : un dernier acte sous une chaleur écrasante

Dernière journée à Clisson.

Les jambes sont lourdes, les voix commencent à fatiguer,

mais personne ne semble prêt à quitter le Hellfest avant le dernier riff.

Malgré une chaleur qui ne laisse vraiment aucun répit (un arrêté sera même publié pour limiter la consommation d’alcool), les allées du festival se remplissent dès le début de matinée.

Les points d’eau sont pris d’assaut, les zones d’ombre deviennent des refuges improvisés, mais l’envie de profiter de cette ultime journée reste intacte.

Si les Mainstages promettent une belle conclusion avec

The Offspring, c’est surtout du côté des scènes Altar et Temple que les amateurs de musiques extrêmes ont les yeux rivés. Grindcore, death metal et black metal dominent largement cette dernière journée, offrant un contraste parfait avec le caractère plus fédérateur de la soirée.

Alta Rossa ouvre la journée avec conviction

J’ai eu la chance d’y avoir un envoyé spécial qui m’a aidée sur ce live report !

À peine les portes ouvertes, Alta Rossa que l’on avait vus à l‘Amarok Metal Fest a investit la Valley avec l’envie de marquer les esprits.

Les Bisontins n’ont peut-être pas l’expérience des grandes affiches internationales, mais ils compensent largement par une intensité permanente.

Le sludge teinté de post-metal du groupe trouve rapidement son public.

Les premiers rangs répondent présents, tandis que les curieux s’arrêtent progressivement devant la scène.

Dans une programmation aussi dense, réussir à capter l’attention dès les premières heures est loin d’être anodin.

Ce passage confirme surtout une chose : la scène française continue de produire des groupes capables de tenir leur rang dans un festival de cette dimension.

President entretient le mystère

Sur les Mainstages, l’un des concerts les plus attendus de l’après-midi est aussi l’un des plus intrigants.

President débarque précédé d’une importante curiosité.

Depuis son annonce, le groupe alimente toutes les spéculations autour de son identité et de son univers.

Une fois sur scène, le collectif répond avant tout par la musique.

L’esthétique est soignée, l’ambiance pesante et le set suffisamment maîtrisé pour convaincre au-delà du simple effet de nouveauté.

À la sortie du concert, les discussions se poursuivent dans les allées.

Qui se cache derrière President ?

La question reste entière, mais le groupe repart avec un capital sympathie renforcé.

Napalm Death transforme l’Altar en champ de bataille

La température ne redescend pas, mais l’Altar monte encore d’un cran lorsque Napalm Death prend possession de la scène.

Napalm c’est des habitués du Hellfest, je me demande si ils ont pas une carte de membre à vie d’ailleurs !

Bref Barney Greenway le chanteur ne laisse aucun répit au public.

Toujours aussi explosif, le frontman multiplie les allers-retours et encourage sans cesse la fosse à repousser ses limites.

Les blasts s’enchaînent à une vitesse folle, les riffs s’abattent comme des coups de marteau et les circle pits se succèdent jusqu’aux derniers morceaux.

Plus de quarante ans après ses débuts, Napalm Death continue de démontrer pourquoi il reste une référence absolue du grindcore.

Brutal, précis et terriblement efficace, le groupe livre l’une des prestations les plus marquantes de cette quatrième journée.

Marduk plonge la Temple dans les ténèbres

Quelques mètres plus loin, changement complet d’ambiance.

La Temple se pare d’une lumière froide tandis que Marduk impose immédiatement son univers.

Les Suédois ne cherchent jamais à séduire le plus grand nombre. Leur black metal, rapide et sans concession, s’adresse avant tout aux fidèles du genre.

Les morceaux s’enchaînent avec une intensité constante.

L’atmosphère devient presque hypnotique, portée par un public totalement acquis à la cause du groupe.

Dans cette configuration, la Temple semble plus que jamais être l’écrin idéal pour accueillir une formation de cette envergure.

Mayhem conclut la Temple avec une prestation magistrale

Lorsque la nuit tombe définitivement sur Clisson, tous les regards se tournent vers la Temple.

Mayhem a la responsabilité de refermer la programmation de cette scène emblématique, et les Norvégiens ne manquent pas leur rendez-vous.

Fidèles à leur réputation, ils proposent une performance sombre, dense et immersive, où chaque morceau renforce un peu plus la tension qui règne sous le chapiteau.

Loin des artifices, le groupe privilégie une approche austère qui colle parfaitement à son identité. Le public répond avec ferveur, conscient d’assister à la conclusion d’une journée particulièrement réussie pour les amateurs de black metal.

Après certains ont moins accroché, peut être ont il perdu de leur force ? En même temps il ne reste en membre original que Necrobutcher !

The Offspring referme le Hellfest 2026 avec une immense célébration

Pendant que les dernières notes résonnent encore sur les scènes extrêmes, la Mainstage accueille les ultimes festivaliers du week-end.

The Offspring a la lourde tâche de conclure cette édition 2026.

Les Californiens choisissent la simplicité : enchaîner les hymnes qui ont marqué plusieurs générations. Come Out and Play, Pretty Fly (For a White Guy), The Kids Aren’t Alright, Why Don’t You Get a Job? ou encore Self Esteem sont repris en chœur par une foule immense.

Le concert ne cherche jamais à révolutionner la formule.

Il offre exactement ce que le public attend : un dernier moment de partage avant de refermer quatre jours d’une rare intensité.

Lorsque les dernières notes s’éteignent, Clisson retrouve progressivement son calme.

Les festivaliers quittent le site fatigués font un dernier adieu à Ozzy qui veille maintenant sur l’entrée et la sortie du fest avec une certitude : le Hellfest 2026 aura une nouvelle fois confirmé son statut de rendez-vous incontournable pour toutes les familles du metal.

 

La galerie Photo par Run to the Pict

Fulci

Pas de fioritures chez Fulci : uniquement du death metal graisseux, pesant et viscéral.

Dès les premières notes, les Italiens imposent leur univers macabre, entre riffs écrasants, rythmiques pachydermiques et growls sépulcraux qui sentent la pellicule d’horreur italienne des années 80.

Sur  Altar, le quatuor ne cherche jamais à en faire trop.

Tout repose sur une exécution chirurgicale et une puissance de feu constante.

Malgré un horaire précoce et une chaleur accablante, le pit ne tarde pas à s’animer, preuve que le public ne s’y est pas trompé.

En moins d’une heure, Fulci livre une démonstration de death metal old school moderne : lourde, précise et suffocante.

Une prestation sans temps mort qui confirme que le groupe fait désormais partie des références incontournables de la scène extrême actuelle.

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Six Feet Under

Sur le papier, la présence de Six Feet Under reste un rendez-vous incontournable pour tout amateur de death metal. Dans les faits, la prestation laisse une impression plus contrastée.

Si la section rythmique assure avec un groove massif et une exécution irréprochable, le chant de Chris Barnes est un sujet depuis quelques temps.

Son timbre si caractéristique est toujours là, mais l’interprétation manque régulièrement de puissance et de précision, peinant parfois à soutenir l’intensité des compositions.

Heureusement, les classiques du groupe continuent de faire leur effet et le public répond présent, porté par des riffs toujours aussi lourds et des refrains immédiatement identifiables.

L’expérience des musiciens permet au concert de conserver une certaine cohérence

malgré quelques passages moins convaincants.

Au final, Six Feet Under livre un set qui oscille entre nostalgie et frustration.

Les fidèles y trouvent leur compte grâce à un catalogue devenu incontournable

mais difficile d’ignorer que le groupe vit aujourd’hui davantage sur son héritage que sur la force de ses prestations scéniques.

Un concert honorable, sans être à la hauteur des formations les plus affûtées de cette édition du Hellfest.

Suicidal Angels

Pas de surprise avec Suicidal Angels, mais une démonstration de thrash metal exécutée avec une redoutable maîtrise. Les Grecs ont transformé la Altar en véritable champ de bataille, enchaînant les accélérations fulgurantes, les riffs tranchants et les solos incisifs sans jamais laisser retomber la pression.

Une prestation fidèle à leur réputation : directe, nerveuse et sans la moindre concession.

Sur scène, le groupe impressionne par sa cohésion et son efficacité.

Chaque morceau est interprété avec une précision chirurgicale, rappelant l’héritage des grandes heures de la Bay Area tout en conservant cette agressivité moderne qui fait la force de leurs dernières productions.

Le pit répond immédiatement, multipliant circle pits et mosh parts dans une ambiance électrique.

Sans chercher à réinventer le thrash, Suicidal Angels prouve une nouvelle fois qu’il en maîtrise parfaitement les codes.

Un set intense, musclé et fédérateur qui s’impose parmi les meilleures prestations du genre de cette édition 2026 du Hellfest.

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The Ataris

Sur le papier, voir The Ataris fouler la Mainstage du Hellfest pouvait surprendre.

Sur scène, le pari s’est pourtant révélé gagnant.

En pleine après-midi, les Américains ont apporté une véritable bouffée d’air frais avec leur pop-punk mélodique, offrant un contrepoint bienvenu aux assauts métalliques qui rythment habituellement le festival.

Emmené par Kris Roe, le groupe a déroulé un set sincère et sans artifices

où les refrains accrocheurs ont rapidement trouvé écho auprès d’un public venu autant par curiosité que par nostalgie.

Malgré une affluence plus mesurée que pour les têtes d’affiche de la journée, l’ambiance s’est réchauffée au fil des morceaux, portée par une énergie communicative et un évident plaisir de jouer.

Sans chercher à durcir son propos pour l’occasion, The Ataris est resté fidèle à son ADN.

Une prestation honnête, chaleureuse et résolument feel-good, qui a rappelé que le Hellfest sait aussi laisser une place au punk rock mélodique lorsque celui-ci est servi avec autant de conviction.

Gehenna

Rare sur les scènes européennes, Gehenna avait tout du concert à ne pas manquer.

Sous la Temple, les Norvégiens ont préféré la noirceur à la démonstration de force, déroulant un black metal aussi solennel qu’oppressant.

Ici, pas de déferlantes de blasts permanents ni de surenchère de vitesse : tout repose sur une atmosphère pesante, des riffs hypnotiques et une tension qui ne cesse de monter au fil du set.

Dans une chaleur étouffante, le groupe a imposé son univers avec une autorité tranquille.

Le corpse paint, l’éclairage minimaliste et une présence scénique austère ont renforcé cette impression de rituel sombre, captivant un public venu chercher autre chose qu’un simple déluge sonore.

Sans chercher à impressionner par la technique ou l’esbroufe,

Gehenna a livré une prestation dense et immersive, rappelant que le black metal peut frapper tout aussi fort lorsqu’il privilégie l’ambiance à la démonstration.

Un concert hypnotique, réservé aux amateurs de noirceur authentique, qui restera comme l’une des propositions les plus singulières de cette édition 2026 du Hellfest.

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Wolves in the Throne Room

Dans la Temple plongé dans une atmosphère quasi mystique, Wolves in the Throne Room a rappelé pourquoi il demeure l’une des formations les plus singulières du black metal contemporain.

Loin des démonstrations de violence gratuites, les Américains ont construit un véritable voyage sensoriel, alternant longues montées en tension, déferlantes de blasts et passages contemplatifs baignés d’ambiances telluriques.

Le trio impose son univers sans un mot de trop.

Les morceaux s’enchaînent comme les chapitres d’un même rituel, portés par un jeu d’une précision remarquable et une intensité qui ne faiblit jamais.

Les nappes atmosphériques, les guitares hypnotiques

et la batterie implacable enveloppent progressivement un public de plus en plus nombreux, captivé par cette expérience immersive.

Ici, pas de posture ni d’esbroufe : seulement une musique qui privilégie la contemplation autant que la fureur.

Dans une programmation dominée par les figures historiques du black metal, Wolves in the Throne Room s’est distingué par son approche organique et profondément évocatrice.

Une prestation magistrale, aussi exigeante que fascinante

et qui compte parmi les grands moments de la scène Temple de cette édition 2026.

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