Il y a les festivals où l’on vient voir ses groupes préférés.
Et puis il y a ceux où non seulement on va voir ses groupes préférés et en plus où l’on retrouve une scène, des visages, des convictions
et cette envie de défendre une musique qui ne cherche pas forcément à plaire à tout le monde.
Les 18 et 19 septembre, direction Vallet pour le Muscadeath cuvée 2026.
Pour cette édition, le Champilambart accueillait deux journées de metal extrême, avec une première soirée consacrée au black metal et un samedi placé sous le signe du death metal.
Deux ambiances, quinze groupes à l’affiche, des retrouvailles, des découvertes et, surtout, une succession de concerts qui rappellent pourquoi on aime tant ces rendez-vous à taille humaine.
Disclamer : Nous avons volontairement fait l’impasse sur les groupes qui ne respectent pas nos valeurs. C’est nos valeurs personnelles, nul besoin de polémiquer.
On avait expliqué cela dejà dans un autre article.
Vendredi : le black metal prend ses quartiers à Vallet
La soirée commence avec Galibot. Le groupe développe un black metal sombre, nourri par l’histoire du Nord et l’imaginaire minier.
Une identité forte, qui se retrouve dans sa musique comme dans son univers visuel.
Sur scène, j’ai retrouvé cette atmosphère particulière, entre noirceur et tension, qui donne au groupe une vraie personnalité.
(Les autres photos sont sur mon insta)
Avec Les Bâtards du Roi, changement d’univers. Le groupe mêle black metal et imaginaire médiéval, avec une dimension lyrique qui lui permet de se démarquer.
Leur passage fait partie des moments que je retiens de cette première journée. J’aime cette façon de construire un univers sans se contenter de reprendre les codes habituels du genre.
Et la venue d’Agathe, chanteuse de Galibot, sur un morceau a offert un joli moment de rencontre entre les deux formations.
(Les autres photos sont sur mon insta)
La soirée se poursuit avec Merrimack.
Actif depuis 1994, le groupe parisien fait partie des noms importants du black metal français.
Son passage au Muscadeath rappelle que cette scène ne se résume pas à une question de vitesse ou de brutalité : il y a aussi une manière de construire une ambiance, de faire peser les morceaux et de laisser la musique installer son propre malaise.
(Les autres photos sont sur mon insta)
Puis vient 1349. Les Norvégiens ont la lourde tâche de conclure cette première journée, et ils ne font pas les choses à moitié.
Leur black metal, rapide et précis, conserve cette intensité qui a fait leur réputation. La prestation est magistrale et constitue une conclusion à la hauteur de cette soirée.
Une première journée où le black metal aura montré plusieurs visages : celui d’une scène française qui affirme ses identités, mais aussi celui d’un groupe norvégien qui rappelle combien cette musique peut être physique et impressionnante en concert.
(Les autres photos sont sur mon insta)
Samedi : place au death metal
Le samedi, le Muscadeath change de couleur. Le death metal prend le relais, avec une affiche qui traverse plusieurs générations et différentes approches du genre.
Repurgator ouvre cette deuxième journée.
Signé chez L’Ordalie Noire, le groupe nantais défend un death metal frontal, qui privilégie l’impact et l’efficacité.
C’est toujours une satisfaction de voir un groupe que l’on suit trouver sa place sur une scène comme celle du Muscadeath.
(Les autres photos sont sur mon insta)
Fatal prend ensuite le relais.
Le groupe évolue dans un registre brutal, avec une approche directe qui ne laisse guère de place aux détours. Une proposition qui s’inscrit pleinement dans cette journée consacrée aux musiques extrêmes.
(Les autres photos sont sur mon insta)
Avec Warside, le death metal se fait plus moderne et technique. Le groupe joue sur les changements de rythme et les riffs lourds, sans perdre de vue l’efficacité du live. Une prestation maîtrisée, qui confirme la place de la formation dans le paysage death metal français.
(Les autres photos sont sur mon insta)
Puis arrive Brutal Sphincter. Les Belges cultivent un mélange de goregrind, de death metal brutal et d’humour provocateur.
Mais leur passage au Muscadeath a aussi été marqué par un moment qui dépasse la seule question musicale : le groupe a demandé un circle pit réservé aux filles. Dans une scène où les femmes doivent encore parfois se battre pour occuper leur place, le geste compte.
Autre séquence marquante : les musiciens interpellent un spectateur et lui demandent s’il comprend le français avant de lui faire comprendre qu’il doit quitter les lieux. Une intervention qui rappelle que le spectacle ne se limite pas toujours à ce qui était prévu dans la setlist.
(Les autres photos sont sur mon insta)
Benighted fait ensuite partie des rendez-vous incontournables de la journée.
Formé à Saint-Étienne en 1998, le groupe s’est imposé comme une référence du death metal extrême français, avec un mélange de death metal et de grindcore particulièrement exigeant.
Sur scène, j’ai surtout retrouvé ce contraste que j’apprécie chez Benighted : une musique d’une grande précision, portée par une énergie qui semble constamment sur le point de déborder. Julien Truchan occupe l’espace, interpelle le public et donne au concert une vraie dimension vivante. Dans la fosse, les slams et les circle pits répondent à ce qui se passe sur scène. Tout est millimétré chez les musiciens ; devant, c’est une autre histoire.
(Les autres photos sont sur mon insta)
Avec Master, place à une formation historique du death metal. Le groupe américain, fondé en 1983, incarne une approche old school qui rappelle que les racines du genre restent bien vivantes. Une autre génération, une autre manière de jouer, mais toujours cette volonté d’aller à l’essentiel.
(Les autres photos sont sur mon insta)
Les Suédois de Vomitory poursuivent dans cette veine death metal, avec une carrière qui remonte à la fin des années 1980.
Leur présence rappelle aussi la richesse d’une affiche qui ne mise pas uniquement sur les groupes les plus récents, mais fait cohabiter différentes époques de la musique extrême.
Et pour terminer cette longue journée, Infern prend le relais. Les Bretons défendent un death metal old school qui privilégie les riffs et le groove.
À cette heure tardive, on aurait pu imaginer une salle clairsemée. Il n’en est rien : le public est encore là pour accompagner le groupe jusqu’au bout.
Une belle façon de refermer cette édition.
(Les autres photos sont sur mon insta)
Deux jours, une même passion
Cette édition 2026 du Muscadeath aura fait défiler des générations de musiciens, des univers très différents et une belle diversité de metal extrême.
Du black metal du vendredi au death metal du samedi, le festival a une nouvelle fois montré qu’une affiche cohérente ne se mesure pas seulement à la notoriété des groupes, mais aussi à la personnalité de ceux qui la composent.
Le Muscadeath, c’est deux jours de musique extrême, mais aussi une scène qui se vit, se photographie et se défend.
Insta : https://www.instagram.com/girlsnnantes/
Page Facebook où retrouver plus de photos : https://www.facebook.com/GirlsnNantes








