VIRGIN RADIO LIVE – Zénith Nantes le jeudi 25 avril 2013

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Je confesse, je joue beaucoup aux jeux concours et je suis fan de

Skip The Use

donc quand j’ai vu la possibilité de gagner des places via Presse Océan, je n’ai pas hésité…

Sauf que j’étais bookée ce soir là et c’est tout naturellement sur la page Facebook du blog que j’ai décidé d’offrir les places.

C’est Simon un Indoboy qui les a eues et qui nous offre cette jolie Chronique. Merci Simon !

Eva pour les Girls

 

« Arrivé un peu à la bourre (apéro oblige), nous pénétrons dans l’enceinte du zénith où, à ma grande surprise,

nous devons nous frayer un chemin pour atteindre notre place de prédilection.

Nous nous installons à fond de cale, au centre de la salle, devant la console de son

et lumière à la frontière de deux mondes : la fosse… et les gradins…

A notre arrivée, PUGGY est en place et donne tout face à un public plus que réceptif.

Les trois jeunes belges, accompagnés d’un quatrième compère, ne s’économisent pas

et trempent leur grande mèche de cheveux, symbole de la brit pop londonienne à la « Wombats » ou « Two door cinema club ».

Ca fonctionne et malgré leur vingt-cinq petites minutes de prestation, le groupe arrive à emmener les principaux acteurs de la soirée,

j’ai nommé : la fosse. Bassiste énergique, voix et clavier qui claquent, tout ce que demande le peuple.

Leur balade « How i needed you » passe comme une lettre à la poste,

leur nouveau single « To win the world » emballe le public qui se déchaîne sur leur tube « When you know » placé en final.

Bref, pari réussi pour nos petits belges qui malgré le manque de temps imposé par l’exercice, fait bouger la foule, enfin plutôt la fosse.

Petit temps de pause pour la mise en place de SKIP THE USE.

Des places se libèrent alors chez les endormis : des rideaux sont tirés pour libérer des gradins.

Qu’elle ne fut pas ma surprise quand j’ai vu tous ces jeunes, se ruer,

pour s’asseoir à des kilomètres de l’espace scénique comme si ils étaient nés fatigués.

Pendant ce temps VIRGIN nous assomme de pub en nous passant  des « Mashup » ou « Bootleg » de notre DJ ZEBRA national.

Donc la compression naturelle d’une bonne fosse disparaît au profit des gradins pour SKIP THE USE.

Ils ont trente minutes pour emballer le monde et la tâche me parait ardue mais dès les premières minutes on peut se rendre compte de leur savoir faire.

Pour intro, un tonitruant son de clavier annonce l’arrivée de « People in the shadow » et de Matt BASTARD, chanteur et leader incontestable du groupe,

spécialisé dans les concerts pour personnes de petites tailles. En effet, il ne peut s’empêcher de sauter tout le temps,

pour être sur que tout le monde voit sa trombine, même bloqué entre deux géants quand on mesure un mètre vingt les bras levés.

Les titres s’enchaînent « Bastard song », « Bullet » qu’il dédicace à leur copain SHAKA PONK dont il regrette l’absence ;

faisant parti de ce clan qui rend le rock crado un peu plus acceptable pour les doux auditeurs de VIRGIN.

Le public ne fatigue pas, je ne parle pas « des endormis »,

et se bouge sur « Don’t want to be a star » à l’invitation de Matt

pour les adeptes de rock’n roll sous la banane très sixties du bassiste et entrainé par le jeu de jambe digne des meilleurs twist du clavier.

Le cœur d’enfant amène « Ghost ». Titre un tantinet commercial, mais qui a pour mérite de couper les barbelés de la frontière entre les gens d’en bas

et ceux d’en haut.

SKIP THE USE  a fait une très bonne prestation et m’a donné envie de les revoir sur scène.

Petite pause pour la mise en place de JUSTICE,

c’est le moment d’aller boire un coup chez les voleurs du Zénith.

C’est là que j’entends l’intro du groupe qui reprend la B.O. de « 2001 l’odyssée de l’espace », ça promet.

De retour dans la salle, j’attends avec impatience le show de ces artistes de la famille ED BANGER ancien manager de DAFT PUNK

et principale production d’artiste de French Touch de nos jours. Le spectacle est bien huilé mais difficile d’accès pour les non aficionados.

Le public « made in VIRGIN » étant plus habitué à des machines à tube, s’attendait s’en doute plus aux titres du dernier album comme « On’n on » ou « Audio video disco ».

Hé bien que nenni, les pros de l’électro nous font un set digne d’un grand club new-yorkais. Leurs morceaux sont complètements découpés,

mélangés à des riff de heavy métal, de break beat et de disco reprenant des tubes comme « Move your feet » de « Junior Senior »

ou des samples ressemblant à « Crescendolls » de « Daft punk ».

Leurs jeux de lumière sont tour à tour hypnotique, éblouissant et insupportable,

surchargé de stroboscope. Ils ne cherchent pas la relation avec le public et semble s’en désintéresser.

Ils font le job, liés à leur contrat avec la radio, face à un public de province envers lequel il montre peu de respect et les gens s’ennuient,

s’assoient par terre et attendent. Bien qu’ayant apprécié, nostalgique d’un « ALIVE 1997 », ils sont loin d’un « ALIVE 2007 » de DAFT PUNK.

Je ne pense pas qu’ils aient fait beaucoup d’émule. Pour embarquer les gens, il aurait fallu les laisser jouer 3 heures et pas 45 pauvres minutes.

Du coup, les endormis se multiplient comme un mauvais virus dans le lieu sacré de la fosse.

Moment fatidique…

a scène du groupe tant attendu se met en place.

Persuadé d’avoir un demi concert d’INDOCHINE,

je suis surpris de voir s’installer le même décor que j’ai eu l’occasion de voir sur le BLACK CITY TOUR 1, sans l’écran géant.

Mais en toute objectivité, en tant que fan , je sais qu’Indo ne fait jamais les choses à moitié quelque soit le public .

blog-musique-nantes-indochine-virgin-tour-live

 

L’atmosphère se réchauffe, le virus de léthargie est éradiqué

par les premières notes d’ouverture du show et n’est plus présent dans l’espace sacré.

Et c’est parti pour une heure de concert à toute berzingue.

On aurait pu penser à un pot pourri de tubes du groupe,

mais non, le groupe commence par « Black city parade » nom du nouvel album mais peu connu des auditeurs de radio.

Les gens découvrent sauf le troupeau de clone de Nicola qui est écrasé sur les crash barrières.

S’en suit « Punishment parc », emmené par les accords cinglants de Matu au clavier, qu’il joue presque systématiquement.

Nicola initie le public aux rituels des concerts d’Indo et ça marche, même chez les endormis des étages supérieurs.

« Mémoria » contente les doux auditeurs de VIRGIN et emporte une bonne partie de la salle dans son jeu de lumière planant illustré par la guitare de Boris.

« Little dolls » redonne un peu de rythme à tout ça et provoque même des applaudissements rythmés dans tout le zénith.

Ils continuent avec « Miss Paramount » et la superbe chorégraphie des mains tremblotantes

que la salle suit avec bonheur guidé par le chef d’orchestre.

Nicola en profite pour taquiner le batteur, Mr Shoes, en lui mettant une serviette sur la tête,

qui pourrait à l’occasion remplacer les cheveux qu’il n’a plus, (ben oui ils sont plus tout jeune quand même !).

Petite aparté de Nicola qui ne trouve plus ses mots (pour changer) pour présenter « Collège Boy »,

nouveau single sur l’homosexualité.

Il en profite donc gentiment pour mettre un doigt à Christine (Boutin) et à Frigide (Barjot).

Moi, franchement au niveau hygiène je ne trouve pas ça terrible. Place à « Alice et June », où le bassiste, Marco,

place ses petits « ouhouhouhou » sur des chorégraphies endiablées pour cette tournée, qui nous font bien marrer.

Oli va certainement se casser les cervicales si il continu à remuer de la tête comme ça en jouant le riff destroy de la chanson.

A ce moment Nicola fait chanter tout le monde, il n’y a plus d’endormi. On approche de la fin, l’intro guitare de « 3 nuits par semaine » claque,

toute la salle est debout et danse. Nicola vient faire un tour dans les gradins où il n’y a plus un seul endormi.

Tout le monde le suit du regard et essaye de l’approcher. Le band joue, imperturbable, sa partition sans que plus personne ne s’occupe de lui.

Nicola fait sonné le zénith « comme une cathédrale » et embarque les derniers mitigés doutant de l’efficacité et du pouvoir d’un groupe comme INDOCHINE.

Les notes d’intro de « L’Aventurier » mettent tout le monde d’accord. Les feux d’artifices lancent le morceau et c’est la folie dans l’arène.

Les enfants, les papis, les mamis, les ados, les jeunes, les quinquats et les gens d’âge normale (c’est-à-dire nous) danse comme des dératés.

La chanson se termine, le groupe nous quitte, les endormis sont surpris d’être debouts et ne comprennent

pas trop comment ils ont perdu le contrôle de leur corps. Les fans sont frustrés, il faut attendre octobre pour revivre cette expérience.

Voilà, voilà, vous pouvez sentir toute mon objectivité face aux prestations d’INDOCHINE que l’on aime ou que l’on déteste

mais qui ne laisse personne indifférent. J’aimerai remercier VIRGIN pour avoir offert un spectacle de qualité avec de vrais artistes.

Un grand merci à Girls’n Nantes, à Hélène et à Eva.

Simon (Indoboys)

Crédit photos : Virgin Radio

http://www.virginradio.fr

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