Le péril masculiniste : un essai nécessaire pour comprendre la vague de fond qui nous menace

Ce livre : le péril masculiniste m’a été envoyé en service presse et j’ai eu du mal à le lire d’une traite tellement plein de choses m’ont énervées.

De toutes façons être une femme même en 2026 n’est pas confortable, il reste encore (trop) de chemin à faire

On ne va pas parler ici de la santé des femmes car il y aurait tant à dire mais on va parler de cet ouvrage qui m’a tenu en haleine ces derniers temps.

On commence par parler de l’auteure :

Qui est Sylvie Tenenbaum ?

Psychothérapeute et autrice française, Sylvie Tenenbaum travaille depuis des années sur les mécanismes psychologiques dans les relations humaines : domination, manipulation, dépendance affective, reconstruction après l’emprise.

Ses livres cherchent à rendre accessibles des concepts souvent réservés aux spécialistes.

Son approche repose sur une idée simple : comprendre les mécanismes invisibles qui structurent nos comportements et nos sociétés.

Avec Le péril masculiniste, publié le 7 janvier 2026 chez Harper Collins, elle quitte en partie le terrain de la psychologie individuelle pour s’attaquer à un phénomène beaucoup plus large : la montée du masculinisme.

Et le résultat fait bondir, croyez moi.

Un livre qui met les pieds dans le plat

Disons-le clairement : ce livre ne cherche pas à plaire à tout le monde.

À chaque chapitre, Sylvie Tenenbaum démonte les discours qui prétendent que les hommes seraient aujourd’hui les véritables victimes de la société moderne.

Elle analyse les communautés en ligne, les influenceurs, les narratifs politiques et médiatiques qui diffusent cette vision.

Et forcément, cela provoque des réactions.

Parce que ce que montre le livre est dérangeant : il décrit une lame de fond idéologique qui traverse internet, certains médias et parfois même le débat public.

On referme régulièrement le livre avec une sensation d’agacement, parfois même de colère.

Et c’est précisément pour cela qu’il fonctionne, en tout cas à chaque chapitre j’étais prête à bondir !

Oui, le livre a un biais. Et alors ?

L’autrice ne cache pas son point de vue.

Effectivement, le livre n’est pas neutre.

Mais il faut aussi regarder le contexte historique.

Pendant des siècles, les femmes ont été présentées comme irrationnelles, faibles, hystériques, incapables de participer pleinement à la vie intellectuelle ou politique.

Les biais, pendant très longtemps, allaient dans l’autre sens.

Un phénomène que beaucoup préfèrent minimiser

L’un des points les plus frappants dans l’ouvrage est la manière dont il relie plusieurs signaux faibles :

  • l’explosion de certaines communautés sur internet

  • les discours antiféministes viraux sur les réseaux sociaux

  • les figures médiatiques qui popularisent ces idées

  • le retour d’arguments que l’on pensait appartenir au passé

Pris séparément, ces éléments peuvent sembler anecdotiques. Ensemble, ils dessinent un mouvement culturel réel.

Et c’est précisément ce que tente de montrer le livre.

Un style simple, presque pédagogique

Autre point fort : le livre se lit facilement.

Sylvie Tenenbaum n’écrit pas comme une universitaire enfermée dans son laboratoire. Elle cherche à être comprise.

Le style est clair, direct, parfois volontairement frontal.

Ce choix rend l’ouvrage accessible à un public très large, ce qui explique aussi pourquoi il circule déjà beaucoup.

On comprend vite pourquoi ce type d’essai peut toucher bien au-delà du cercle habituel des lecteurs de sciences sociales.

livre / essai

Le vrai mérite du livre : ouvrir le débat

Au fond, la question n’est peut-être pas de savoir si l’on est d’accord avec chaque page et croyez moi je le suis personnellement !

Mais autour de moi des hommes se dont interrogés, vous savez en mode « Not All Men » alors oui mais…

La vraie question est ailleurs : pourquoi ce sujet provoque-t-il autant de réactions ?

C’est souvent le signe qu’un livre touche à quelque chose de profond dans l’époque.

Le péril masculiniste n’est pas un ouvrage parfait.

En effet certains passages auraient mérité davantage d’enquête ou de comparaisons internationales.

Quelques chapitres ouvrent des pistes passionnantes mais restent un peu courts.

Mais il réussit une chose essentielle : forcer la discussion.

Un livre qui risque de faire beaucoup parler

Il y a de fortes chances que ce livre devienne un point de référence dans les débats des prochains mois.

Parce qu’il s’attaque à un sujet explosif.

Parce qu’il assume un point de vue.

Et parce qu’il arrive à un moment où les tensions autour des questions de genre sont déjà très fortes.

Qu’on l’approuve ou qu’on le critique, il sera difficile de faire comme s’il n’existait pas.

Et c’est souvent le destin des livres qui comptent.

Et vous, vous lisez ce genre de livres ?
Le sujet vous touche ?